Pour mieux comprendre, voici le teaser du documentaire :
Vue de France, on ne se rend pas forcement compte de l’ampleur du phénomène.
Certes si des rappeurs vendent ici leurs oeuvres le dimanche à Clignancourt dans l’espoir de se faire connaître, Outre-atlantique de nombreux DJ vivent uniquement de la vente à la sauvette de leurs tapent confectionnées par de véritables machines professionnels de gravage cachées au fond de leur appartement.
D’un point du vue artistique, les mixtapes font le travail que les grandes radios ont délaissées : elles permettent de faire découvrir de nombreux artistes. 50 Cent est l’exemple le plus souvent cité pour montrer l’impact que peut avoir une tape. De plus, certains artistes connus mais en perte de vitesse ressortent régulièrement des projets inédits, remixes, streetalbum pour rester présent sur le terrain.
Malgré tout, vous l’aurez compris, aucunes demandes d’autorisations, de droits d’auteurs ou de droit à l’image (pour les cover) n’est déclarée ni payée. De quoi rendrent les maisons de disques, la RIAA (Sacem Américaine) et les gros artistes fous furieux puisque plusieurs centaines de milliers de mixtapes se vendent chaque années.

Ainsi les avis sont très partagés, alors que Chuck D voit la mixtape comme un moyen d’expression de la rue qui se réapproprie sa musique et son business, Kanye West la compare au "fast food de la musique", en gros : "Mixtapes are bullshit" résume bien sa pensée.
Le documentaire propose également les interviews de Lil’ Jon, Danger Mouse, Xzibit, Kool DJ Red Alert, DJ Clue, ou encore Carey Sherman (président de la RIAA).

Pendant deux heures vous pourrez vous faire votre propre opinion sur ce thème en découvrant l’envers du décor : confection de mixtape, boutiques clandestines... 3 ans de tournage pour expliquer les conséquences positives ou négatives de ce phénomène.
Pour finir, vous avez été sages, voici le making of du documentaire :
Le DVD Mixtape Inc. est disponible à peu près partout.








