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IAM : 20 ans de carrière

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lundi 1er septembre 2008, par Lyte, Punisher
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Cela ne vous a pas échappé, IAM a sorti en DVD son concert au pied des pyramides égyptiennes au début de l’été. L’occasion de fêter 20 ans de musique sans relâche pour le seul groupe de rap qui aura su traverser toutes les époques. Nous avons rencontrer Akhenaton et Khéops, histoire de faire un point sur le passé, du présent et l’avenir.

Vous pourriez faire un petit bilan de ces 20 premières années ?

Akhenaton : C’est dur de faire un bilan, je repense aux moments où l’on s’est amusés, à ce qu’on a fait, à certaines dates clés comme la première fois que l’on nous a annoncé qu’on était premiers au top, ça a été des victoires dans notre carrière, peut-être des moments qui représentent peu pour le public, mais beaucoup pour nous.

Khéops : Et pour l’histoire du rap, avec des paliers franchis pour l’époque.

Akh : Il y a aussi des histoires qui n’ont aucun sens, des séances d’enregistrement au Maroc ou pour l’album Revoir un printemps où l’on était à huit clos. Ces 20 ans là, c’est un ensemble de choses, de l’histoire de six mecs qui ont fait 20 ans d’un métier pour lequel ils n’ont jamais rechigné à se lever le matin. 20 ans de privilégiés car le plaisir et le travail se confondent. Peut-être qu’un jour ce ne sera plus le cas, mais cela ne nous empêchera pas d’écouter la musique.

En 2008, il y a eu la reformation de NTM, de La Cliqua sur scène, vous en pensez quoi ? Vous, votre point fort c’est que vous êtes toujours là, vous n’avez jamais arrêté de sortir des albums, avec un succès non négligeable…

Akh : Sans regarder les autres groupes, on est toujours en activité. On créé toujours quelque chose : des albums de groupe, solo, des productions, des compilations, des émissions sur le Net et surtout beaucoup, beaucoup des scènes… Notre actualité, c’est beaucoup de spectacle vivant, on aime aller à la rencontre du public. C’est d’ailleurs en live qu’on s’aperçoit que le public d’IAM est indéfinissable, il n’a pas d’âge, pas d’origines, pas de sexe, certains concerts il y a des majorités de filles ou des familles entières...

Khéops : ... des petits enfants de six ans qui viennent danser sur scène...

Akh : ...ou des parents de la quarantaine qui viennent avec leur gamin de 18-19 ans. A la fin du concert, la mère vient nous présenter son fils en disant « J’étais à vos concerts de La Planète Mars, sur Rapattitude, j’avais 22 ans, aujourd’hui mon fils à 19 ans »… C’est comme quand on voit des gamins de 16 ans chanter le MIA alors qu’ils sont nés quand le morceau est sorti.

Qu’est-ce qui a fait que le groupe ne s’est jamais essoufflé ?

Khéops : On ne s’occupe pas trop des autres. On avance selon notre ligne, notre point de mire, nos projets, notre histoire pour ne pas avoir de regret et être fier de ce que l’on fait ; bien que l’on ait fait beaucoup d’erreurs. Quoi qu’il arrive, on ne s’occupe pas des gens qui parlent de nous et on ne perd pas notre énergie à chercher une quelconque polémique pour nous en servir.

Akh : On ne compte que sur nous-même. Parallèlement, on a une vie de père de famille, IAM c’est 13 enfants. On ne peut pas dissocier notre vie familiale de notre vie professionnelle, on a des obligations, mais tout le temps que j’ai de libre est consacré au travail : on fait des sons, on écrit des paroles, on travaille des morceaux, on écoute les nouveautés US tous les jours et c’est ça qui fait qu’on se maintient. On écoute vraiment ce qui vient des États-Unis alors que nos enfants écoutent d’avantage de rap français. Par exemple mon fils écoute Kery James en boucle, celui de Khéops Sefyu

Toujours le même plaisir au bout de 20 ans ?

Khéops : Tu nous vois… On a le sourire, non ? (rires)

Akh : On prend toujours du plaisir à faire ça même si le métier génère moins de plaisir qu’il y a 20 ans, tous styles musicaux confondus, car pour vendre cinq fois moins de disques, tu dois fournir dix fois plus d’efforts. C’est un travail contre-nature car la nature d’un artiste c’est de créer, de faire des morceaux. Malheureusement, aujourd’hui l’artistique est minime dans la vente de disque. Il faut miser sur le marketing, l’image et je reconnais qu’IAM, on n’a jamais été fort pour ça, on a toujours misé sur l’artistique, sortir des inédits, faire des clips originaux … Mais on renvoi une forme de normalité aux gens qui n’est pas très sexy. Le public préfère les mauvais garçons… On n’a jamais travaillé d’image, à la tv, comme dans la vie, comme dans la presse, on a été constant, on dit la même chose partout. En ce sens là IAM ne s’est jamais fabriqué de « costume d’IAM ».

C’est vrai, à l’époque de l’émission de Dechavanne, on vous a reproché de sauter sur la ballon…

Khéops : Et pourtant… qui n’aurait pas sauté sur le ballon ? Pour un groupe de rap, aller chez Dechavanne à cette époque là, c’était défoncer une porte fermée. On apportait le rap au grand public, peu importe ce que les gens disent …

Akh : Je pense que le public de base arrive à reconnaître que nous avons nos qualités et nos défauts, avec nos bons choix et nos erreurs. Le public large dont je te parlais tout a l’heure apprécie que l’on soit naturels.

Finalement on a l’impression de vous connaître …
Moi j’ai 28 ans dans une semaine, et j’ai l’impression de toujours vous avoir écouté …

Khéops : Mais tu sais qu’il ne te reste plus que deux ans ! Dans deux ans tu ne pourras plus écouter de rap (rires). Tu peux tout jeter, tu ne peux plus t’amuser, t’es trop vieux, il faut que tu écoutes une autre musique, prépares-toi…

Oui, c’est vrai, déjà que le Hip Hop est mort il y a quelques années… (rires)

Akh : Ce n’est pas que le Hip Hop est mort, c’est qu’il est ultra minoritaire. Les Bboys, dans la musique rap française, sont en ultra minorité, alors qu’ils formaient la large majorité du rap jusqu’en 96-97. Les Bboys sont des gens qui incorporent tous les aspects de la culture Hip Hop et la démarche de chercher qui fait quoi sur un disque…

Khéops : Mais par contre on n’est pas habillés comme des rappeurs, et je crois qu’en France si tu t’achètes des vêtements de rappeurs depuis six mois, ça y est tu en es un …

Oui, il nous a suffit d’aller au concert de Lil Wayne pour nous en rendre compte, c’était plein d’américains (rires).

Akh : Nous on appelle ça des « Etats-Uniens » (rires). Mais Lil Wayne, c’est un des seuls mecs du Sud qui a un super flow. Après en ce qui concerne les concerts, j’ai appris très tôt que souvent pour ne pas être déçus des rappeurs américains, il vaut mieux écouter le disque (rires).

Khéops : Moi, j’étais dégoûté quand j’ai vu Lord Finesse, Public Enemy à l’époque de Fear of a Black Planet, on devait faire la première partie, finalement ce sont eux qui ont fait notre deuxième partie. Même si depuis, ils se sont améliorés car ils ne vivent plus que de ça…

Pourquoi avoir choisi l’Egypte ?

Akh : Cela semblait naturel, par rapport à nos noms de scène… Faire un concert au pied des Pyramides, on en parlait déjà à l’époque où on était passé dans l’émission Ciel mon mardi de Dechavanne, c’était un vieux rêve. On n’y a pas cru jusqu’à la veille !
Dans le métier qu’on fait, il faut savoir faire aboutir des rêves. Le deuxième serait de jouer à NY, on fait en sorte de jouer au moins une fois à Manhattan. C’est marrant car la salle où les groupes français se produisent est à deux pas du Latin Quarter, la boite dans laquelle on a fait nos premiers pas sur NY en 1986. Ce serait une belle ironie du sort de jouer 22 ans après à deux blocs de là.

Khéops : Tu vois c’était un rêve de jouer devant les pyramides, c’est devenu réalité l’espace de deux heures et pour moi c’est redevenu un rêve. Je n’ai même plus de souvenirs du concert, rien ne me parait réel quand j’y repense. Comme si je ne l’avais pas fait. Quand je regarde le DVD, je redeviens spectateur, cela me sert de preuve que nous l’avons bien fait.

Akh : Avec ce DVD, c’est la première fois que je reregarde des images d’IAM a posteriori. Jusqu’ici je ne regardais jamais les émissions, les vidéos que l’ont fait … Je n’aime pas trop me regarder mais ces images je les vois plutôt comme un dossier où j’aurais des photos de vacances.

Kheops : Plus on va vieillir, plus cela va prendre de l’âge et plus on va réaliser ce que cela représente…

Akh : Notre plus grande fierté sur ce concert c’est sa qualité sonore, un journaliste nous disait qu’il avait parfois l’impression d’entendre un disque. On a mis un point d’honneur à avoir une bonne qualité de son, et puis avec l’âge on ne tient plus nos micros collés à la bouche (rires). L’innovation sur ce concert, c’était de recréer une musique électronique avec des musiciens.

Finalement à part Blackstreet et Justin Timberlake, toutes prétentions misent à part, personne ne l’a fait. Je ne parle pas de ce que fait The Roots : avoir des programmations sur l’album et les rejouer en acoustique sur scène. Non, nous ,on voulait avoir exactement les même morceaux avec les musiciens que ce qu’il y a sur l’album.

Je vois ce que tu veux dire avec Justin Timberlake, l’instrumentalisation est très impressionnante sur scène.

Akh : Laisse tomber ! C’est toute une armada, c’est des moyens colossaux … Quant à Teddy Riley, il avait juste 10 ans d’avance. C’est quand même le créateur du RnB. Le son qu’il a !! Avec Guy en 88 et fait basculer le funk en RnB moderne.

Khéops : Il faut savoir quand même que c’est le premier qui a fait travailler Pharell. Dans le morceau de Blackstreet « Before I let you go … », c’est Neptunes, ce sont ces poulains.

Vous êtes satisfaits de la promo de vos deux derniers albums ? Je dis ça car après l’Ecole du Micro d’Argent, il y a eu une nouvelle génération de rappeurs qui est arrivée et on a vu petit à petit les anciens mis de côté…

Akh : Il y a eu des erreurs de notre part mais à chaque album on recommence à zéro et les maisons de disques se trompent quand elles pensent qu’avec IAM toutes les portent s’ouvrent, c’est faux. Par exemple en radio, à part sur Générations, on n’est joué quasiment nul part. Sur L’Ecole du Micro d’Argent, on était joué sur Sky, sur NRJ, sur Fun

Pourtant c’est peut-être l’album le plus hardcore que vous ayez fait…

Akh : Je suis d’accord avec toi. Je suis content que tu dises ça car à côté Revoir un Printemps n’est pas sombre mais comme on en a vendu un million trois les gens ne voient plus le côté sombre.

Il n’y a pas plus mélancolique et anti format que "Demain c’est loin" par exemple….

Akh : Et pourtant c’est devenu un classique à la hauteur du Mia. A nos concerts, le public crie autant pour l’un que pour l’autre. C’est dingue. On est vraiment à part dans le sens où on est trop âgé pour un format de radio jeune comme Skyrock qui s’adresse quasiment aux enfants (ils ne nous jouent plus depuis Où va la vie) et les radios comme NRJ ou Fun ne nous jouent pas car ils trouvent nos propos trop radicaux. Et c’est la radio et le bastonnage qui font vendre des disques (ce n’est ni la TV, ni la presse écrite). Finalement on est trop gentils pour les gens du Hip Hop car on ne joue pas le rôle du méchant et on est trop radicaux pour d’autres parce qu’ « il faut voir ce qu’on dit dans nos paroles ».

Pourtant des morceaux comme Offishall peuvent parler aux plus jeunes…

Akh : Le problème c’est qu’on a toujours dit ce que l’on pensait en face, on n’a pas fait d’invitations privées dans les studios, de pré-écoute de maquettes, on ne va pas dans les soirées…. On n’a pas non plus communiqué quand on refusait le gros chèque d’un publicitaire ou qu’on nous assignait en justice pour nos textes. On n’est pas dans ces trips là, on se concentre sur la musique qu’on fait.

Que représente chaque album pour vous ?

Akh : C’est une histoire, une expérience de vie différente. Si tu me parle d’un album il y aura un paquet d’images, de souvenirs, inhérents à cet album là. Sur certains ce sera plus les live, sur d’autres l’enregistrement, sur d’autres certaines galères qui se transforment en fou rires par la suite.

Khéops : Chaque album est une brique différente et on est allé mettre ces briques dans les pyramides.

Akh : D’ailleurs ce morceau, « Une autre brique dans le mur », est un des mes préférés. J’ai un regret : c’est que la maison de disque est switché le single trop vite, car je pense qu’il avait un potentiel - peut-être pas grand public - mais techniquement élevé et faisait l’unanimité.

Vous aviez dit, à l’époque que L’Ecole du Micro d’argent est l’album que vous arriviez à réécouter. Qu’en est-t’il aujourd’hui ?

Akh : J’ai réécouté Revoir un printemps récemment. Il y a un an et demi je n’entendais que les défauts et bien cette fois-ci je n’entendais que les bonnes choses.

C’est l’album que vous regrettez le plus ?

Akh : Ah non, je ne regrette rien du tout.

Khéops : Il n’y a rien à regretter sauf peut-être de ne pas avoir fait un double album (rires).

Akh : Même sur Sol Invictus, mon seul regret c’est de ne pas avoir fait un mélange du Black Album et de Sol Invictus, j’avais fait tellement de morceaux, j’avais fait au moins 80 titres…

Justement, j’ai une question par rapport à ta carrière solo, pendant la période où tu étais Sentenza et que tu traînais avec Le Rat, pourquoi n’ as-tu pas sorti d’album solo ?

Akh : Car il y a eu énormément de projets à cette période : Taxi, ElectroCypher, Comme un aimant, Sad Hill, la tournée d’IAM, Chroniques de Mars… Ca n’a pas pu se faire …

Khéops : On avait un planning, même s’il y a eu un gros trou entre l’Ecole du Micro d’Argent et Revoir un printemps, on n’a pas chômé, on en a profité pour faire beaucoup de différents projets solo …

Mais du coup quand tu as sorti Sol Invictus, ce n’était plus du tout le même style… Sauf peut-être dans le morceau « Chaque Jour »…

Akh : Oui, plus du tout, c’était plus chargé… Tu sais, j’écoute beaucoup de rap US et début 2000, il y a eu une époque où beaucoup de mecs chargeait les paroles, alors que la période avec Le Rat, j’écoutais énormément Smiff & Wessun… Je m’influence énormément de ce que j’écoute. Sur « Soldat de fortune » ou sur le dernier IAM, j’espace de nouveau les flows, c’est plus leger.

Dans « Tu le sais » aussi…

Akh : Oui c’est vrai, c’est important de s’apercevoir de la variété des flows.

Par rapport à tout ce qui s’est passé dans le rap ces derniers temps, est-ce que vous avez l’impression qu’on arrive à la fin d’un cycle ?

Akh : Il n’y a pas de cycle, il y a une musique de masse qui est écouté et pratiqué par beaucoup de gens… Comme dans tout effet de masse, chacun doit y faire son marché. Avant le rap venait à toi, tu prenais tout ce qui sortait, maintenant tu dois faire des choix selon tes goûts. Tu peux parfaitement écouter du rap et passer à côté de mouvements entiers. Moi, j’ai fait le choix d’écouter le rap de NY, le Dirty South, je ne m’y connais pas du tout, je n’ai pas le temps, je suis sur la nouveauté, comment les mecs écrivent, comment ils découpent…

Pouvez-vous faire un bilan de ces années Cosca, Kif-Kif, des structures …

Akh : On arrête 361 Records mais on arrête en sortant par la grande porte car nous n’avons rien perdu et on s’est éclaté pendant 10 ans. D’une manière générale, sur l’ensemble des structures, en tant qu’artiste on en a eu marre, car quand tu t’occupes d’une structure, ça te pompe la totalité de ton temps et finalement tu ne fais plus de musique. Notre fierté c’est d’avoir pu sortir des albums comme ceux de Def, des Psy4, la Fonky Family, 3ème œil, Chiens de paille, l’Algérino, Comme un aimant, avec des rencontres marquantes…

Khéops : Pour Akhenaton, les gens savent qu’il est encore actif mais nous on nous demande « Pourquoi tu ne fais plus de prods ? » Alors que j’en ai fait pendant 5-6 ans. Je leur réponds « J’ai essayé, fais-en toi aussi ! ». La réalité de la prod, c’est qu’il faut payer tes factures et que tu peux travailler 50 heures par jour pour faire un album, si les gens ne l’achètent pas, tu ne gagnes rien au final.

Akh : En plus pour promouvoir un disque, le fait d’être à Marseille, cela nous coûte beaucoup plus cher. Il faut payer les transports et l’hôtel à chaque déplacement sur Paris, ça nous reviens cinq fois plus cher que de faire un album indé sur Paris.

Khéops : Rien que pour l’enregistrement quand on a des invités sur les morceaux …

Vos impressions sur la Fonky Family ?

Akh : C’est l’histoire d’un groupe qui malheureusement au final n’a plus les activités d’un groupe réellement. C’est l’histoire d’un mec très fort, qui s’appelle Le Rat Luciano. Je ne dis pas que les autres ne sont pas forts, SAT et Don Choa sont de très bons rappeurs mais sont un cran en dessous du Rat Luciano. Il a été le baromètre du groupe. Le Rat est en mesure de faire un bon album, il faut juste qu’il s’ouvre un peu sur le monde. C’est quelqu’un de très renfermé, très timide.

Comment est venu le morceau « Rien à perdre » ?

Akh : On était tout le temps ensemble à l’époque, les morceaux arrivaient d’eux-mêmes. Ce morceau, on l’a écrit à NY, pendant l’enregistrement l’Ecole du Micro d’Argent. "Bad Boy de Marseille" a été fait à cette période aussi.

Il y a eu des rumeurs à Marseille qu’il devait peut-être y avoir une scène entre vous et NTM…

Khéops : Non c’est tombé à l’eau. Ca aurait pu être possible, mais les avis divergeaient …

Akh : J’ai revu Kool Shen plusieurs fois, on avait bossé ensemble sur l’album de Salif, il est passé au studio pendant l’enregistrement du Black Album...

Khéops : ... sans parler des tournois PES (rires)

Akh : On a de bons rapports avec Kool Shen. Avec Joey Star c’est plus compliqué.

Khéops : Pour savoir si on fait un évènement comme ça, au sein d’IAM on vote, en l’occurrence pour celui là, il fallait l’unanimité et nous ne l’avons pas eu.

A l’époque il y avait a peu près trois pôles dans le rap : IAM, NTM et Secteur Ä. Parmi ces pôles, seulement deux se sont ouverts aux autres artistes… C’était un besoin pour vous de partager ?

Akh : C’est l’essence même de notre musique, du rap. Regarde le rap US. D’ailleurs l’album de Fabolous sorti il y a quelques mois est vraiment très bon et sur le freestyle final ou sur le morceau BrooklynJay-Z côtoie un illustre inconnu de East NY, c’est ça le Hip Hop, le rap, la danse, le graf s’inscrivent dans cette logique là. On a eu raison de se structurer car aujourd’hui on n’en serait pas là, on n’aurait pas pu survivre ni exister. On a eu la chance de briller un moment donné et ces structures nous ont servi à passer le relais, même si tu as raison, ce sont des exemples rares dans le rap, des groupes qui sont devenus des structures car à un moment donné IAM c’était 5 ou 6 structures différentes, Ministère Amer a amené le Secteur Ä, et il y a aussi eu Time Bomb qui n’était pas un groupe à la base mais plutôt un collectif…

Dernière question : Où est Freeman ?

Akh : Il n’est pas là en ce moment, il travail sur un projet de bande-dessinée, il a sorti un album solo récemment et il fait des concerts au Maroc, en Tunisie.

Il n’a pas quitté le groupe ?

Akh : Non, même s’il n’est pas totalement impliqué dans toutes les activités du groupe.

(les autres membres du groupe arrivent)

Shurik’n, j’étais surpris de te voir chanter pendant le concert des 20 ans. Je croyais que c’était Said au début. Tu devrais chanter plus souvent.

Shurik’n : J’ai chanté avant de rapper, de part mes parents. Mais je fais du rap. (rires)

Vos projets à venir ?

Akh : Succinctement, Khéops travaille sur des compils de funk en indépendant, Shurik’n sur son second album solo et sur l’album de Said ; Kephren travaille sur la nouvelle collection de T-Shirts de M.D.L.R. (Mecs de la Rue) et sur un projet musical qu’il garde mystérieux (rires). Imhotep travaille également sur son second album et moi je travaille sur un projet avec France 2.


lundi 1er septembre 2008, par Lyte, Punisher
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