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Beats, Rhymes & Life : Ambiance "Live at Home" avec les Drum Brothers

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lundi 18 août 2008, par Punisher
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C’est chez Arshitect que le RDV est donné. Accompagné de Permone et de Dj ATOM , deux autres des 4 membres du groupe Drum Brothers. Nous avons fait connaissance avec ces beatmakers français prometteurs.

Pouvez-vous présenter le groupe ?

Permone : On est les Drum Brothers, 3 beatmakers :Arshitect, Guan Jay, moi-même Permone et avec 1 DJ, Dj Atom. On a sorti notre premier maxi à la fin du mois de mai, un second maxi devrait arriver en septembre et si tout se passe bien l’album est prévu pour début 2009.

Comment pourriez vous définir votre son ?

Dj Atom : Des mecs qui sont restés bloqués en 1996.

En parlant de 96, quelles sont principalement vos influences ?

Permone : Tout ce qui est Pete Rock & CL Smooth, Jay Dee, Tribe, Primo…

Arshitect : Tout dépend des périodes, on peut écouter des genres plus péchus, plus jazzy, plus électroniques…

Dj Atom : Moi ce que j’aime, c’est Jeru et ses deux premiers albums, toute cette époque là.

Comment avez-vous commencé, chacun, dans le son ?

Permone : C’était à peu près vers 98, en découvrant des petits logiciels, c’était du vite fait à l’époque. Je commençais à couper les samples. Des petites boucles de piano, principalement. Après ça, j’ai passé quelques années en Afrique, donc j’avais laissé tout ça en stand bye. Je suis rentré en France, pour les études. C’est à ce moment que je suis rentré en connection avec un groupe du 9.4. C’était un petit groupe qui cherchait des prods. J’avais mis quelques sons comme ça, sur internet. Les gars étaient venus à ma rencontre et me disant qu’ils kiffaient bien mes sons. Ça a commencé comme ça, on avait fait un album qui s’appelait EMC’s, il y avait eu des featurings tels que Dany Dan et Moda. Après ça, j’ai toujours mis des sons un peu partout sur Internet et c’est de cette manière que j’ai rencontré Arshitect. Il se trouvait qu’on était de la même région, à la base…

Arshitect : Oui à l’époque, il était de St Nazaire, moi j’étais entre Rennes et Nantes, où je faisais mes études. J’avais écouté sur un forum, je kiffais bien ses sons. Comme j’avais capté qu’il était dans le 44 (Pays de la Loire), on s’est connecté. On s’est rencontré et depuis, on n’a jamais cessé de bosser ensemble.

C’était vers quelle année ?

Arshitect : Moi j’ai commencé en 2000-2001. Donc c’était vers 2002-2003 et à l’époque, on ne bossait pas vraiment sur des projets de producteurs. On bossait pour des Mc’s qu’on connaissait. Je lui ai présenté mes potes.

Permone : À la base, on bossait chacun de notre coté, en fait. Vu qu’Arshi faisait parti d’un collectif et j’ai plus ou moins adhéré à ce collectif là.

Et c’était quoi ce collectif ?

Arshitect : On avait crée une association qui s’appelait « MC Sans Frontières », avec des Mc’s qui venait de l’ouest, etc. Ça nous a permis de rencontrer un peu de monde.

Il est terrible le nom, en tout cas…

Arshitect : Non, il n’est pas génial (rires) et je ne te dis pas le nom du collectif.

Permone : On n’ira pas plus loin (rires)

A ce point là (rires) … Le Leader du groupe, il avait un sac de riz sur l’épaule ?

(rires)

Arshitect : Non, mais je te passerai les détails. On a arrêté cette aventure car ça allait au bout de nos possibilités...

Permone : Et puis ça ne correspondait plus à ce qu’on faisait musicalement.

Arshitect : On en avait un peu marre aussi. Moi, au démarrage, j’écoutais beaucoup de rap français. Donc je faisais du son très « rap français », c’est-à-dire « piano, violon, basse ». C’est comme ça que j’ai fait mes armes. C’est en rencontrant Permone qui avait des influences différentes des miennes, que je me suis petit à petit, mis à sampler de la soul, etc. C’était un univers que je découvrais au fur et à mesure. Après vers 2005, on avait eu cette idée de monter un groupe de beatmakers pour faire des projets. En même temps, de mon coté, j’avais rencontré Guan Jay qui est plutôt de l’ancienne génération de Nantes. Celle du tout début du hip-hop nantais. Avec des groupes tels que Soul Choc, Philémon… On s’était rencontré via mon ancien collectif et on s’était très bien entendu. On avait un peu le même genre de son. Je l’avais présenté à Permone. Le courant était super bien passé entre nous 3. C’est comme ça qu’on a démarré.

Permone : On a commencé par faire une compile de remix sur internet qui était téléchargeable gratuitement. Ça s’appelait « The Fresh Touch ».

Arshitect : C’était notre première collaboration. On faisait nos premières armes ensemble, pour voir comment on s’harmonise. On a fait ça carré. 12 titres, 4 remixes chacun. On a eu des bons retours, donc on a voulu se lancer dans un projet à commercialiser.

Ce qui m’avait marqué à l’époque, c’était le coté sérieux qu’il y avait autour de ce simple projet « gratuit ». Il y avait une page Internet, un vrai design, une pochette (recto verso) qu’on pouvait télécharger…

Arshitect : Dans chacun de nos projets, on essaye de tout bosser de A à Z. Rien que les teasers de notre maxi, on n’a pas voulu faire de simples enchaînements. Atom a vraiment bien bossé le truc. On essaye à chaque fois de le faire sérieusement, car c’est des petits détails qui font la différence.

Permone : Comme c’était notre 1er projet en tant que « Drum Brothers », on a voulu marquer le coup.

Arshitect : En plus, on l’avait fait assez rapidement, en 2-3 mois. Ça a marqué certaines personnes, car on nous en parle encore. Il y avait quelques remix qui avaient plus retenu l’attention que d’autres.

Donc vous avez sorti votre 1er maxi. Il y a qui comme invité ?

Permone : Blezz, un mc suédois pour le morceau « Take It Back ».
On a un remix de Melodiq (un mc qui vient de Pittsburg) pour le titre « N.Y State Of Mind » en featuring avec Shinobi et Dj Greem (Hocus Pocus, C2C).
Le morceau « Live & Uncut » en featuring avec Dj Pfel et Dj Atom (C2C). Et un titre « Love Break » qui est entièrement instrumental avec le groupe Fazz.

Arshitect : On va expliquer un truc… Donc au début, comme je te disais on était 3. À l’époque, on voulait se connecter avec C2C. J’avais rencontré 20syl et Greem, pour faire un truc. Ils étaient partants, mais ça traînait car ils bossaient sur leur album « Place 54 ». Moi j’avais envoyé mes pistes séparées à Atom.

Dj Atom : Le délire, c’est que moi, je les avais branché pour mixer l’album.

Mixer en tant que DJ pour faire des scratches, ou en tant qu’ ingénieur du son ?

Dj Atom : A la base, je suis DJ avec C2C, Beat Torrent. Je fais aussi de l’enregistrement, je mixe pour pas mal de monde, en fait…

Comme qui ?

Dj Atom : Je bosses avec pas mal de groupes nantais, en ce moment avec Tribeqa, Blue Apple Quartet, Dialect (le groupe de GAS), Elodie Rama… Je suis dj depuis 10 ans.

Tout ce qui est C2C, Beat Torrent, ça c’est formé à peu près quand ?

Dj Atom : C2C ça fait 8 ans et Beat Torrent 2 ans.

Arshitect : Oui, en fait, on l’avait connecté à la base pour un featuring. Lui, il cherchait des projets, pour se faire la main au niveau du mix, etc. Comme à l’époque, on était en total autoproduction, pour nous c’était un bon plan. Car on n’avait pas trop les finances pour se payer un ingénieur du son. Et puis, on avait des mauvaises expériences avec des ingénieurs qui nous niquaient nos prods en passant certains éléments de nos pistes séparées, en sourdine.

Mais pour le projet de remix, c’était Atom qui l’avait mixé ?

Arshitect : Non, c’était nous. On l’avait bien boosté et ce n’était même pas masterisé… Donc pour cet album, il a passé plusieurs mois dessus et puis petit à petit, il a commencé à devenir le 4ème membre du groupe.
Il s’investissait tellement dans le truc. Qu’on a voulu lui proposer ça, vu qu’il faisait tous nos mixs, nos scratches, etc. (…) Il a un autre regard sur ce qu’on fait comme il arrive en fin de course pour tout finaliser.

Permone : Quelque part, il est plus objectif que nous.

Arshitect : Il fait beaucoup plus qu’un simple ingé-son, parce que même au niveau des batteries, il les retouche des fois. On lui laisse sa part même s’il y a des trucs, en tant que beatmaker, qu’on ne peut pas laisser passer. Mais il nous fait toujours des propositions, pour que le son ressorte bien.

Pour ce qui est de Guan Jay, il est que beatmaker ou il est aussi dj ?

Dj Atom : A la base, il est dj…

Arshitect : Oui mais il a stoppé. Lui, son avantage dans notre groupe, c’est qu’il fait beaucoup de clavier. Par exemple, sur « Live & Uncut » c’est lui. En général, tous les claviers, viennent de lui.

Cela fait combien de temps que vous travaillez sur votre album ?

Arshitect : On a bossé sur l’album pendant 3 ans. 6 mois pour faire les prods et les choisir. Ensuite, on avait fait une liste des mcs anglophones.

Permone : Et aussi des français, qu’on avait repérés pendant la période de la compil « Juste Nous ».

Arshitect : On leur avait proposé 3 instrus chacun. On avait posé une deadline et au bout de multiples désistements, il n’en restait plus tant que ça, juste 3 morceaux français sur l’album.

Permone : Et ils n’ont pas été gardé par le label (Kif Records), au final qui avait un regard plus international.

Arshitect : Les anglophones avec qui on a taffé, sont des gros bosseurs, donc on leur a demandé de refaire d’autres morceaux.(…) Il y a eu pas mal d’improvisation au niveau de certains titres.

Vous avez réussi à trouver une certaine cohérence ?

Arshitect : Au fur et à mesure, c’est d’autant plus cohérent, qu’on retrouve plusieurs fois les mcs dans l’album. Il n’y a pas 36 mc’s, quoi.

Il y en a combien, en tout ?

Arshitect : Melodiq est sur pas mal de morceaux. Il y a Blezz, qui en fait 2. Justis, un canadien qui en fait 2. Dajla, Elodie Rama. (…)

Comment est arrivée votre signature chez Kif Records ?

Arshitect : Quand on est rentré en contact avec Kif Records, on avait un album de plus de 70 minutes. On leur avait proposé cet album via Melomaniac parce que je connaissais Boogie Rock. Le groupe venait juste de signer chez Kif. C’était l’époque, où on démarchait, pour une distribution.
On a envoyé un cd, le gars a aimé. Même si, ce n’était pas gagné car c’est un petit label à la base, il ne peut pas se permettre de s’éparpiller de tous les cotés.

Mais c’était vers quelle période alors ?

Arshitect : C’était vers avril 2007. Il bossait sur l’album de Jazzlib et le maxi des Melomaniac. Et ça a pris un temps de dingue, au moins 6 mois. Etant donné qu’on était en autoproduction, il voulait nous racheter la production de l’album. C’était quand même, une sacré décision à prendre, car c’était notre bébé, le truc…

Enfin, il l’est toujours, ce n’est pas un bâtard (rires)

Arshitect : Oui, mais on ne sait jamais ce qu’il peut se passer. Maintenant, ça se passe super bien et on ne regrette pas du tout notre choix. (…) C’était le deuxième label qu’on avait démarché et le seul qui avait vraiment aimé l’ensemble de l’album.

Comment vous l’aviez présenté à Kif Records, avec une pochette ?

Arshitect : Non il y avait les sons de l’album, des titres instrumentaux et aussi 3 titres en français. C’était les morceaux de Fisto, Micronologie et Daz. Le temps d’attendre, on a eu le temps de faire des titres avec Elodie Rama, Voice.

Aujourd’hui vous en êtes où ?

Arshitect : A l’heure actuelle, entre les nouveaux morceaux et les interludes, on a une trentaine de pistes. Pour les maxis, on veut donner envie aux gens de les acheter. Donc on met des titres de l’album et aussi des inédits. Ça permet de recréer des titres et là, pour le tracklist définitif, on n’est pas encore fixé.

Est-ce qu’il y aura un concept de pochette pour les maxis et l’album ?

Arshitect : Pour les maxis, on s’est mis d’accord avec Michael. Je vais décliner la 1ère pochette que j’ai faite et changer des éléments, la couleur, etc. pour voir que c’est 2 maxis différents, histoire que cela fasse comme un collector.

Merci à Arshi pour l’accueil et à très bientôt pour la sortie de l’album.

Plus d’infos :
http://www.drumbrothers.net/
http://www.myspace.com/drumbrothers

lundi 18 août 2008, par Punisher
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