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Admiral T, bilan positif

lundi 3 décembre 2007, par nadgy
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Admiral T évolue depuis de nombreuses années dans le milieu reggae dancehall. Un artiste qui a convaincu son public de le suivre et qui marque aujourd’hui la métropole... et ce n’est que le début. Il nous a accordé une interview lors de sa dernière tournée, au début du mois de novembre. Bonne lecture !!!

Une petite présentation…

Pour ceux qui ne me connaissent pas, c’est Admiral T, chanteur de reggae dancehall créole. Je suis guadeloupéen, ça fait une dizaine d’années que je suis dans la musique. Deux albums à mon actif, pas mal de compilations, de mixtapes, de collaborations avec beaucoup d’artistes et puis beaucoup de choses dont le film « Neg’marron » sortie en 2005. Ainsi que des concerts et tournées.

Quelles sont tes influences ? Dans tes albums, plusieurs styles ressortent, rap, reggae, zouk. Ainsi que dans tes mélodies…

J’ai grandi en Guadeloupe, c’est un vrai carrefour musical. J’ai grandi en écoutant du zouk, de la musique africaine, salsa…on écoutait de tout, de la musique haïtienne, le compas… C’est vrai que c’est le reggae dancehall qui m’a intéressé mais j’ai toujours aimé les autres genres, j’ai été influencé par toutes ces musiques et c’est pour ça qu’on retrouve dans mes albums toutes ces influences là. J’ai toujours eu envie de chanter, au début je savais toaster donc j’ai fait ce que je sais faire et après c’est vrai que je me suis appliqué au fil des années à chanter et à arriver à faire des morceaux un peu plus chantées. Donc ce qu’on entend sur mes albums c’est vraiment du Admiral T, tout ce que je sais faire, ce que j’aime et pas seulement ce que j’aime. Je ne peux pas faire demain un album qui est seulement dancehall ou reggae, j’adore ces deux styles et j’ai envie de mélanger les genres.

Sur un album déjà, il n’y a pas assez de temps pour vraiment m’exprimer, c’est pour ça que c’est toujours très éclectique même si ça reste quand même un album reggae dancehall. Il y a aussi des influences de musiques traditionnelles ; le morceau avec Kassav’, on ne peut même pas le définir, il y a un peu rn’b, hip hop, dancehall et zouk, car la guitare donne le côté un peu zouk…. C’est un mélange de tout ce que j’aime. Et même mes morceaux de reggae dancehall … quand j’ai fait un concert une fois en Jamaique, à Hilton hotel à Kingston, les jamaïcains ont vu que ça ressemblait à leur reggae et dancehall et que j’ai vraiment une couleur. Quand on va en Jamaïque, c’est la plus belle des réflexions que l’on puisse me faire, que ma musique est originale, authentique, ça m’a fait plaisir d’entendre ça.

Tu es très attaché aux Antilles… je suis très choquée de voir à quelle point la culture antillaise - qui fait pourtant partie de la France- est toujours autant mise à l’écart malgré les élections et les promesses…

Dans tous les domaines, je pense qu’il y a beaucoup à faire pour les Antilles, je vais prendre un exemple tout simple : dans la musique, par exemple pour l’album «  Toucher l’horizon », j’ai fait un morceau qui s’appelle « Lanmou epi respè », c’est un morceau que tout le monde avait adoré, on l’a même lancé sur Skyrock et ça a été pour moi un exploit. Et malgré ça, ce morceau n’a pas vraiment été accepté comme il aurait dû l’être. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, pour qu’un morceau créole puisse passer sur les ondes ici, ce n’est pas simple et pour ne pas dire impossible. Il faut batailler malgré le fait qu’on soit chez AZ Universal ; c’est même Universal qui vient se battre pour le morceau et malgré ça, ça ne passe pas. Donc c’est bien pour dire que les mentalités n’ont pas encore changées et je pense que le problème ne vient pas du peuple concrètement, car quand je fais des concerts, il n’y a pas que des antillais.

Par exemple, je prends le concert que j’ai fait Zénith, il y avait des métropolitains, des arabes, des africains, antillais, il devait y avoir quoi, 30 % d’antillais et le reste c’est mélangé, il y avait même des chinois et des personnes qui ne comprennent pas le créole. Ce n’est pas vraiment le peuple le problème, c’est souvent ceux qui sont aux postes pour éduquer le peuple. Il faut éduquer le peuple car les radios ne font pas le travail, je ne dis pas de passer tous les titres en créole mais ceux qu’elles aiment. Autre exemple, à Skyrock, Laurent Bonneau bougeait sa tête sur certains de mes morceaux mais il ne les a jamais diffusé parce que c’était en créole, comme lui-même disait dans une interview « c’est vrai qu’Admiral T on aime ce qu’il fait mais comme c’est en créole les gens ne comprennent pas », il a du mal à passer mes morceaux hors ça ne devrait pas être comme ça. On passe les morceaux qu’on aime passer et qu’on considère être des bons morceaux… les radios passent des morceaux en anglais, on me dira toujours que c’est la langue universelle mais il y a aussi des morceaux en espagnol, il y a de tout donc je ne vois pas pourquoi. En plus la musique créole est considérée comme faisant parti des quotas réservés à la musique française, donc on peut passer des chansons en créole. Tant qu’on aura des programmateurs dans les radios et les télés qui n’auront pas cette mentalité, ça ne changera pas et le peuple non plus. Aujourd’hui le peuple suit tout ce qu’on lui donne et donc pour faire changer cela et pour montrer que quand on a l’accent créole on n’est pas retardé, il y a tout à faire. C’est vrai que ce n’est pas facile mais on est là. On remplit un Zénith quand même donc on est optimiste.

Par rapport à tout ton parcours, j’ai envie de savoir comment tu vis ton ascension, il y a beaucoup de très bons artistes en dancehall créole mais je crois que tu es le seul à avoir eu cette ascension aujourd’hui, …

Je vis ça bien… j’ai commencé à l’âge de 12 ans, il n’y avait pas encore de dancehall, concrètement c’était plutôt le reggae. En ce temps là, c’était plus le zouk qui était produit. Le reggae était un peu mal vu, comme une musique un peu de voyou. J’ai commencé à cette période là donc ce n’était vraiment pas facile, on faisait beaucoup de Sound System et on n’enregistrait pas encore nos morceaux donc on les testait dans les Sound System. Avec le public qui s’agrandissait au fur et à mesure et de fil en aiguille on a pu faire des albums, je faisais parti du collectif Karukera Sound System (KSS). On était une douzaine de chanteurs, Dj… on a fait des concerts, on est passé dans toutes les fêtes de communes là-bas… En plus on a fait des Sound System qui amenaient plus de 1000 personnes, alors qu’au début s’il y avait 20 personnes c’était beaucoup donc on a progressé comme ça. On a fait jouer nos morceaux en radio. Petit à petit, les gens ont connu Admiral T et voilà que ma notoriété a commencé à grandir. Mon premier album est sorti en 2003 « Mozaik Kreyol » et mon 2ème en 2006, je pense que les gens viennent à mes concerts car ça fait un petit moment qu’ils me suivent. Je pense avoir fidélisé mon public et que c’est peut-être comme ça, tu le disais par rapport aux autres artistes, que je suis sorti du lot. C’est un peu mérité par rapport à tout ce que j’ai déjà fait et le nombre d’années que je suis dans la musique. C’est l’aboutissement de beaucoup de travail. Aujourd’hui je suis fier de ça, du fait que les gens me suivent depuis toujours. Et c’est pour ça que tout ce que je fais, j’essai de le faire de qualité au maximum, que ce soit au niveau des albums, des shows, concerts, puisque les concerts, c’est pour moi très important. Faire des albums c’est bien mais avoir un contact avec le public, être en live, c’est pour moi le summum. J’ai commencé par ça avant même d’enregistrer, c’était les Sound System, c’est vraiment là où je prends mon pied. J’essai d’être qualitatif à ce niveau là et je pense que c’est ce qui fait que les gens viennent toujours dans mes concerts et par rapport au message que je véhicule aussi. J’ai tenu un micro à douze ans aussi parce que j’avais des choses à dire. Je n’ai jamais spécialement voulu devenir chanteur, je n’ai jamais pensé à ça. C’est après le Bac, quand j’ai duen même temps faire mon premier morceau rappé que je devais passer sur des podiums, ça devenait un peu difficile de tout faire donc j’ai décidé de faire la musique qui m’a emmené aujourd’hui là où je suis, qui m’a permis de voyager. C’est grâce au travail et au public, je suis assez content de ça.

Tu as fait la première partie du concert de Sean Paul au Zénith en octobre 2003, d’après les retours du public, Sean Paul n’avait plus vraiment besoin de passer sur scène après ton passage….

Bah il est toujours là Sean Paul… (rire)

C’est vrai qu’il y a un public pour lui de toute façon mais t’as quand même marqué les esprits ce jour là, les gens sont venus voir Sean Paul à la base !! (rire)

C’est vrai que jusqu’à maintenant on me parle beaucoup de ce concert là. Même mon frère qui habite à New York m’a parlé de ça (rire). Il y a mon frère Dj Jay’wee qui a son Sound system Arawak sound qui faisait des sons avec des jamaïcains et qui me disait que même depuis la Jamaïque on parlait de ça. J’ai l’impression que ça a fait le tour du monde. Je pense que ça a été très bénéfique pour moi, puisque dans la salle il y avait pas mal de boîtes de production dont Universal et par la suite mon producteur a même pu signer en License avec Universal, la réédition du premier album et le 2ème album. C’est vrai que je pense que c’est quand même un tournant dans ma vie artistique.

Et tu as rencontré Sean Paul ? Comment ça s’est passé ? Est-ce qu’il a eu des réactions par rapport à ça ?

Non je ne l’ai pas vu ce jour là. Il était dans sa loge, on ne l’a pas vu arriver ni repartir.

Donc tu fais la première partie mais il n’y a même pas de rencontre…

Après ça dépend des artistes, de leurs impératifs, ou de leur bon vouloir…Je ne dis pas que Sean Paul n’est pas cool, je ne le connais pas. Je l’ai juste croisé quand il est monté sur scène, donc je ne sais pas ce qu’il en a pensé.

Sur ce 2ème album sorti en major, tu as gardé ton identité, il y a une continuité avec le premier album. Il y a aussi le featuring avec Rhoff qui te permet de toucher encore un autre public. Le bilan de cet album, les retombées…

Ça fait quand même un an et demi qu’il est sorti, donc ça va être la troisième tournée sur cet album, je suis content de ça. On en est à près de 50 000 albums vendus, ça va quand même par rapport à la situation actuelle dans le milieu du disque, donc je ne me plains pas trop par rapport à d’autres artistes qui galèrent encore plus. J’ai un très bon bilan de ce que m’a permis de faire cet album : l’Olympia en mai 2006, le Zénith en décembre 2006 qui était plein à craquer avec des artistes en exclusivité. Aujourd’hui si je fais la dernière tournée 2007 c’est justement pour clôturer l’album et tout ce que j’ai pu faire par rapport à l’album. Je suis vraiment content de ce que ça a donné et comment le public a pris l’album. Pour parler de l’authenticité et de cette continuité par rapport au premier album, on a signé en License avec AZ Universal et ce qu’il y a de bien avec la license c’est qu’on fait toujours pareil : je vais en studio, je fais mes maquettes, je fais écouter au producteur et s’il aime on fait écouter à Universal. Heureusement, mon chef de produit et Valéry Zeitoun sont des jeunes qui connaissent la musique, donc on n’a pas eu de problèmes avec eux, ils ont tout de suite apprécié et ne m’ont pas demandé de faire trop de concessions au niveau des morceaux, de l’artistique, ça s’est toujours bien déroulé.

C’est bien car ce n’est pas toujours évident avec les maisons de disques….

Quand on a une maison de disque qui s’intéresse, déjà on a beaucoup plus de poids pour faire approuver ce que l’on fait. Alors que quand on va chercher une maison de disque et qu’on n’a pas encore le poids, ni le public qui nous suit et qu’on débute, c’est plus difficile de déposer des titres à la maison de disque.

C’est d’ailleurs souvent ces artistes là qui se cassent la figure… soit ils acceptent les concessions soit ils se cassent la figurent très vite car ils ne se rendent pas compte de ce qu’est ce milieu et du travail à faire en amont. Dans un de tes morceaux, « Number one » tu en parles notamment…

C’est le travail qui paie de toute façon, il y a un proverbe qui le dit « rien ne sert d’aller plus vite que la musique », il n’y a pas plus vrai que ça, on ne peut pas aller plus vite que la musique parce qu’après on tombe de haut. Il faut déjà avoir une bonne base, être fort et aussi avoir un public, ceux qui te suivent depuis longtemps sont fidèles. Même si demain, je n’étais pas chez Universal, j’aurai toujours ces personnes là avec moi parce qu’ils me connaissent et n’apprécient pas que l’artiste, ils apprécient aussi l’homme, donc c’est très important d’avoir ce public là. Au niveau musical c’est important d’avoir une certaine authenticité et de pas « se prostituer » carrément. Je dis pas qu’il ne faut pas faire des concessions, on fait de la musique, faut pas non plus être égoïste, égocentrique… c’est-à-dire, je fais de la musique, mais si ma famille me dit que ce que je dis là serait mieux dit autrement... tant que ce sont de bons conseils, je prends. On n’a pas la science infuse. Si Valéry Zeitoun dit que c’est mieux de faire ça comme ça, s’il a raison je vais le faire. Si je trouve que ça ne va pas avec moi et ma mentalité, je ne le fais pas.

Au niveau de tes textes, tu n’hésites pas à dire ce que tu penses et en même temps, tu n’es pas agressif même si tu es ferme. Il y a eu quand même beaucoup de polémiques autour du Dance hall et de certains lyrics agressifs. Comment vois-tu cette vision que peut avoir le grand public ?

Je penseque, que ce soit reggae ou toutes les musiques où on dénonce pas mal de chose et qui dérangent un peu dans la société, on aura toujours ces problèmes là. Mais tant que ça dérange et que ça provoque ces réactions là, c’est qu’on dit des choses qu’on doit dire. Mais moi personnellement, je vais dire des choses parce que j’ai une conviction et parce que j’ai entendu tel ou tel artiste le dire. Le but n’est pas de dire des choses dans l’agressivité, ça ne servira à rien. Par exemple à ton fils, tu veux lui dire de ne pas toucher au feu, ce n’est pas en le battant ou en le grondant sans lui dire pourquoi il ne doit pas toucher au feu que ça va changer quelque chose. Donc l’agressivité, ça ne me sert pas à grand-chose. L’important c’est de faire passer un message. Après chaque artiste a sa façon de faire. Moi j’essaye de faire passer les messages de manière à ce que quand des personnes écoutent le morceau, elles se disent que c’est un bon titre et écoutent ce que je raconte. Quand tu arrives à faire ça déjà, c’est que les gens ont pris le temps d’écouter le morceau donc ça a beaucoup plus d’impacte pour moi que de faire quelque chose d’agressif. Dans le dancehall, particulièrement dans les Sound system, quand on chantait certaines choses, on savait que le public ne le prendrait pas au premier degré. Aujourd’hui, il y a certaines choses que je ne vais plus dire de la même façon qu’auparavant, parce que je pense que le dance hall touche actuellement un grand public avec des artistes comme Sean Paul, et ce public peut prendre au premier degré certains termes employés dans la culture dance hall et reggae. C’est pour ça que de moi-même j’ai arrêté de chanter certains titres, après je garde mes convictions. Je peux toujours chanter sur certains sujets mais en l’expliquant autrement pour que tout le monde puisse comprendre et qu’il n’y ait pas d’amalgame.

Un message que tu as envie de faire passer à nos lecteurs, à des artistes ?

Surtout, aujourd’hui, les cds ne se vendent pas trop, les gens gravent beaucoup. Internet c’est mieux (rire) mais évitez de télécharger les artistes que vous aimez et allez acheter les albums…

Quand tu achètes sur les sites de Virgin ou Fnac, c’est carrément moins cher qu’en magasin…

Mais même le téléchargement payant…tu vas télécharger un morceau de 99 centimes, un artiste gagne peut-être 0, 02 centimes dessus. Et puis tu n’as pas la pochette…

Mais honnêtement il faudrait qu’ils baissent les prix des cds car ça ne coute pas aussi cher à la fabrication. Les magasins se font une bonne marge dessus.

Après tout dépend de ce qu’il y a dedans, s’il y a un dvd ou autre… Enfin certains albums ne sont pas excessifs, je parle pour moi déjà (sourire). Faut acheter les albums parce que si ça continue comme ça on ne pourra plus faire d’albums et on aura que des morceaux sur Internet. Quand tu as un disque dans les mains, ce n’est pas la même chose que de l’avoir sur Internet. Au moins, achetez les albums des artistes que vous aimez…

Pour soutenir ?

Oui mais surtout parce qu’on aime. Si on aime quelque chose, il faut l’acheter. C’est comme quand on passe dans un magasin, on voit un beau t-shirt, on ne va pas le prendre et partir comme ça donc le voler. On va l’acheter parce qu’on aime. Ce n’est même pas un soutien : tu aimes, tu achètes. Mais maintenant on est obligé de soutenir parce que c’est la crise.

Autre chose dont tu aimerais nous parler ?

Le Bataclan, pour le 2 et 3 novembre, ce sera carrément un nouveau show avec pas mal d’inédits, des invités exclusifs car je ne les ai jamais eu auparavant dans des shows. En premier partie, il y aura Saik et un défilé de ma marque Wok Line. La ligne de vêtement est en préparation, je pense que la commercialisation sera pour 2008 C’est Urban chic, c’est de l’entrée de gamme, c’est quelques chose de très fête, en même de très beau, on peut sortir avec. Tout le monde pourra s’habiller en Wok Line. Il y en aura pour les enfants, les femmes et hommes.

Et où pourra-t-on la trouver ?

On ne peut pas encore le dire car on n’est pas encore au stade de la fabrication.

Donc si je comprends bien, tu es sur scène, dans les studios, tu lances une marque de vêtement, tu es acteur, tu fais encore autre chose ? (rire)

En acteur je n’ai pas eu non plus beaucoup de propositions, on peut être acteur sans avoir de propositions (rire). J’ai une proposition de Jean-Claude Barny, il doit faire un nouveau film et il voudrait que je joue dedans, je pense que ce sera le prochain rôle, pour le moment je n’ai rien d’autre. Sinon pour reparler de la marque, c’est une continuité car Wok Line même c’est « wok » qui veut dire la pierre, solide comme un roque. Ca représente la solidité, la fermeté, l’envie d’aller loin. Porter Wok Line sera plus une certaine mentalité, comme on dit « life style » plus qu’un vêtement. Ce qu’on veut arriver à faire, c’est que les personnes qui portent Wok Line aient cette mentalité. C’est-à-dire toi, des gens qui ont envie de réussir et qui se donne les moyens, des personnes débrouillardes qui ont envie d’arriver à quelque chose, pas celles qui attendent des autres.

Voici une petite vidéo de présentation de la marque :


Wok Line
envoyé par xavibes

Merci à Admiral T et son manager Jessica de m’avoir reçue !!!

Alors un petit débrief sur le concert !! Malheureusement je n’ai pas fait partie du public qui a assisté le vendredi 2 novembre au Bataclan, ce fameux soir où le concert a dû être interrompu, une date supplémentaire a bien entendu été ajoutée, cependant cela ne m’empêche pas de vous faire un petit compte rendu. Tout d’abord, concernant cette interruption, suite à diverses rumeurs qui ont circulé, il s’agit bien d’un problème technique, le concert a été interrompu par sécurité et non pour nuire à Admiral T, c’est d’ailleurs le Bataclan qui a ajouté la deuxième date pour le public qui était présent ce soir là. Sinon, le peu que j’ai vu était une tuerie !!! Un Saïk en forme, plus que motivé qui a réveillé la salle dès le premier titre…quelle surprise, quel feu sur scène !!! Ensuite, un superbe défilé de la marque mis en scène avec danseurs et danseuses qui m’a convaincu d’acheter deux trois ensembles… et juste après Admiral T débarque sur scène et met tout le monde d’accord. Présence, contact avec le public, une énergie impressionnante, une véritable synergie avec les musiciens, choriste et les danseurs. Et puis la panne est intervenu, Medhi Custos a eu le temps de venir sur scène nous interpréter un de ses titres et le concert a prit fin. Pour ceux qui ont assisté aux autres dates, Admiral T avait prévu de belles surprises et il n’a pas déçu son public avec Diam’s, Daly, Neg’Marrons, Jacob Desvarieux et Jocelyn Beroard.

Je tiens aussi à parler de l’attitude d’Admiral T ce soir là : il a prouvé à quel point il est proche de son public. Au vue de la situation, bon nombre d’artistes seraient partis démoralisés dans les coulisses, ce qui se comprend. Pourtant il est resté, avec certains de ses musiciens, ils ont joué du gwo ka, un danseur traditionnel est venu, il a même invité le public sur scène… d’ailleurs bravo à celui qui a tenté de faire un coup de capoeira, ta chute nous a bien fait rire et tu as été filmé par de nombreuses personnes ce soir là !!

Pour conclure, entre l’interview et le concert, ce qui en ressort, c’est véritablement l’amour qu’il porte au public, quelque soit son ascension, il reste égal à lui-même, proche des gens, et ne perd pas son authenticité. Le public lui a bien rendu ce soir là en restant patient et à l’écoute d’Admiral T dès qu’il parlait.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, rendez vous ici : site officiel skyblog myspace Wok Line

N’hésitez pas à vous procurer ses albums. Si vous ne comprenez pas le créole, les traductions sont disponibles sur son site donc aucune excuse !

On se quitte sur un clip comme d’hab et celui d’un titre qui nous a tous marqué !!


lundi 3 décembre 2007, par nadgy
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